Les demandes des hommes ne sont pas d'une autre nature que celles des femmes. Ce sont les contraintes qui diffèrent : une peau différente, une pilosité qui commande le tracé des incisions, et des suites plus difficiles à dissimuler. Le Dr Alexandra Huart reçoit à Horbourg-Wihr, aux portes de Colmar.

Qu'est-ce qui change, chez l'homme ?

La peau masculine est plus épaisse, plus riche en follicules pileux et mieux vascularisée. Cela modifie le saignement pendant l'intervention, la façon dont les tissus se comportent, et la cicatrisation.

La pilosité pèse sur la planification du geste : une incision doit tenir compte de la ligne de barbe et de la limite des cheveux, qui reculent souvent avec l'âge. Une cicatrice dissimulée derrière l'oreille ou dans le cuir chevelu l'est moins sur des cheveux courts, ce qui impose parfois un autre tracé.

Enfin, la demande elle-même est rarement la même : elle porte le plus souvent sur une correction qui ne se remarque pas, et sur une reprise d'activité rapide.

Quelles interventions du visage sont concernées ?

Le remodelage de l'angle mandibulaire par implants, qui redessine la ligne de la mâchoire, y compris dans un objectif de virilisation des contours. Il est décrit avec les autres gestes du squelette facial sur la page chirurgie esthétique du visage, aux côtés de la génioplastie.

Les autres demandes fréquentes relèvent des rubriques correspondantes : la chirurgie du nez, souvent pour une gêne respiratoire autant que pour la forme, et la chirurgie du regard, pour un excès de peau de la paupière supérieure qui alourdit le regard.

Quelles demandes capillaires ?

La calvitie est la première demande masculine. Elle se traite d'abord médicalement, et chirurgicalement lorsque l'alopécie est stabilisée : la greffe folliculaire prélève les cheveux de la couronne occipitale, qui ne sont pas sensibles aux androgènes. La greffe de barbe suit le même principe.

Le bilan, les traitements médicaux et la technique de greffe sont détaillés sur la page chirurgie capillaire, sourcils et barbe.

Et pour la pilosité du corps ?

Le dos, les épaules, le torse et la nuque sont les zones les plus souvent traitées. Ce qui distingue une prise en charge médicale n'est pas le geste lui-même mais ce qui le précède : l'examen des lésions pigmentées de la zone, et la recherche d'une cause lorsqu'une pilosité s'est modifiée récemment. Le détail figure sur la page épilation.

Comment se déroule la première consultation ?

Elle commence par ce qui gêne, pas par une technique. L'examen précise ce qui est en cause — peau, volume, squelette, pilosité — et ce qui peut être corrigé. Elle sert aussi à dire quand aucune intervention n'est indiquée, ou qu'il est trop tôt.

Lorsqu'un acte à visée esthétique est retenu, un devis détaillé écrit est remis en main propre, et un délai de réflexion d'au moins quinze jours sépare cette remise de l'intervention.

Les différentes interventions

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