La région des paupières vieillit plus tôt que le reste du visage : la peau y est la plus fine du corps et les tissus de soutien y sont minces. Selon que le signe touche la paupière supérieure, l'inférieure ou le creux des cernes, le geste n'est pas le même. Le Dr Alexandra Huart opère à Horbourg-Wihr, aux portes de Colmar.

Paupière supérieure ou inférieure : quel geste pour quel signe ?

La blépharoplastie supérieure traite l'excès de peau de la paupière haute, celui qui alourdit le regard et peut finir par gêner le champ visuel.

La blépharoplastie inférieure s'adresse aux poches sous les yeux, liées à une saillie de la graisse orbitaire, et au relâchement cutané de cette zone.

Les deux peuvent être associées, ou pratiquées séparément. Elles ne traitent ni les rides d'expression, ni la coloration des cernes — d'autres gestes s'en chargent.

Qu'apporte le laser dans cette région ?

Le laser intervient à deux titres. Comme instrument, d'abord : la blépharoplastie au laser utilise le faisceau à la place du bistouri, ce qui limite le saignement peropératoire.

Comme traitement de surface ensuite, sur le contour des yeux et les rides de la patte d'oie, où il agit sur la qualité de la peau sans retirer de tissu. Ces indications sont distinctes : un laser ne supprime pas une poche, et une blépharoplastie ne lisse pas une ridule.

Pourquoi le nanofat pour les cernes ?

Un cerne creux vient d'une perte de volume à la jonction entre la paupière et la joue. Le nanofat est une graisse prélevée au patient, filtrée et très finement émulsionnée, ce qui permet de l'injecter dans une zone où la peau est particulièrement fine.

Tous les cernes ne sont pas creux. Un cerne pigmenté ou vasculaire relève d'une autre approche : c'est l'examen qui fait la différence, et il précède le choix de la technique.

Comment se déroule l'intervention, et quelles sont les suites ?

La consultation examine les paupières, la position du sourcil, la tonicité de la paupière inférieure et la sécrétion lacrymale. Un devis détaillé est remis, suivi d'un délai de réflexion d'au moins quinze jours lorsque l'acte est esthétique — articles L.6322-2 et D.6322-30 du code de la santé publique.

Les suites associent œdème et ecchymoses des paupières pendant une à deux semaines, une sensation de sécheresse ou de picotement, et une gêne à la lumière les premiers jours. Les cicatrices sont placées dans le pli de la paupière supérieure ou sous les cils.

Quelles sont les contre-indications, et quand l'acte est-il fonctionnel ?

Une sécheresse oculaire importante, un glaucome, une pathologie ophtalmologique évolutive ou une anomalie de la statique palpébrale conduisent à adapter le geste ou à y renoncer. Un avis ophtalmologique est demandé lorsque c'est nécessaire. Le tabac, les troubles de la coagulation et les traitements en cours sont revus systématiquement.

Lorsque l'excès de peau de la paupière supérieure gêne réellement le champ visuel, l'intervention n'est plus esthétique mais fonctionnelle. Cela se mesure, et la prise en charge dépend de cette évaluation.

Les différentes interventions

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