Cette rubrique regroupe les interventions qui modifient la forme d'une région du visage — menton, mâchoire, lèvres, oreilles — plutôt que de traiter le vieillissement. Elles relèvent de l'architecture du visage, terrain de la chirurgie maxillo-faciale. Le Dr Alexandra Huart les pratique à Horbourg-Wihr, aux portes de Colmar.
Le menton détermine l'équilibre du profil autant que le nez. Un menton en retrait accentue visuellement la projection nasale et efface l'angle du cou ; c'est parfois lui, et non le nez, qu'il faut traiter.
Deux voies existent. La génioplastie osseuse déplace le menton par un geste sur l'os, avec une correction durable et modulable dans les trois dimensions. L'implant, posé par voie interne, apporte une projection sans toucher à l'os. Le choix dépend du sens et de l'ampleur de la correction, et de l'occlusion dentaire.
Un implant donne une forme précise et stable, mais c'est un corps étranger, avec ce que cela implique de surveillance.
Le lipofilling utilise la graisse du patient. Il restaure des volumes avec un rendu souple, mais une partie du greffon se résorbe dans les premiers mois, ce qui peut conduire à une seconde séance, et il suppose une zone donneuse suffisante.
Les deux approches ne s'opposent pas : elles répondent à des besoins différents, et sont parfois associées dans le même plan.
La première consultation analyse le visage dans ses proportions, écoute la demande et expose ce qui est possible, ce qui ne l'est pas, et les risques de chaque option. Elle donne lieu à un devis détaillé écrit.
Un délai d'au moins quinze jours sépare ensuite la remise du devis de l'intervention, imposé par les articles L.6322-2 et D.6322-30 du code de la santé publique. Il ne peut être raccourci, même à la demande du patient, et aucune somme ne peut être versée pendant cette période en dehors des honoraires de consultation.
Les suites varient selon la région. Un œdème est constant les premiers jours et met plusieurs semaines à disparaître complètement. Les gestes sur le menton et la mâchoire passent le plus souvent par la bouche, ce qui évite toute cicatrice visible mais impose une alimentation adaptée et des soins de bouche pendant quelques jours.
Le tabac est la contre-indication la plus fréquente, en particulier pour les gestes comportant un implant. Sont également revus l'état dentaire et l'occlusion, les traitements en cours, les troubles de la coagulation, les pathologies non stabilisées, ainsi que la grossesse et l'allaitement.