Les injections du visage regroupent trois familles d'actes qui ne traitent pas les mêmes signes. La toxine botulique agit sur les rides d'expression, l'acide hyaluronique restaure les volumes et comble les rides installées, les SkinBoosters visent la qualité et l'hydratation de la peau elle-même. Le Dr Alexandra Huart les pratique à son cabinet de Horbourg-Wihr, aux portes de Colmar.
La distinction tient à ce que chaque produit fait, et non à sa notoriété.
La toxine botulique, souvent désignée par son nom commercial Botox, relâche temporairement le muscle qui plisse la peau. Elle s'adresse aux rides dites d'expression — front, ride du lion, patte d'oie — celles qui se creusent au mouvement.
L'acide hyaluronique est un gel de comblement. Il restitue un volume perdu, sur les pommettes ou les tempes, ou comble un sillon installé, visible au repos.
Les SkinBoosters ne comblent pas et ne relâchent rien. Il s'agit de micro-injections d'acide hyaluronique très fluide, réparties sur une zone, destinées à agir sur l'hydratation et la souplesse de la peau.
Ces trois approches sont souvent complémentaires. C'est la consultation qui détermine laquelle, ou lesquelles, correspondent à la demande.
La première étape est une consultation d'analyse du visage. Elle précise la demande, examine l'anatomie, écarte les contre-indications et définit le plan de traitement. Aucune injection n'est réalisée sans cet échange préalable.
La séance elle-même dure de quinze à trente minutes selon les zones. Elle se fait au cabinet, sans anesthésie générale ; une crème anesthésiante ou un anesthésique contenu dans le produit peut être utilisé. La reprise des activités est immédiate, avec des consignes simples pour les heures qui suivent.
Une consultation de contrôle est proposée à distance de la séance, pour évaluer le résultat et, le cas échéant, l'ajuster.
Les ordres de grandeur ci-dessous sont ceux couramment observés. Ils varient d'une personne à l'autre, selon le métabolisme, la zone traitée et le mode de vie.
Les injections sont des actes médicaux. Elles comportent des suites possibles et des contre-indications, qui sont exposées en consultation.
Les suites les plus fréquentes sont bénignes et transitoires : rougeur, gonflement, petit hématome au point d'injection, sensibilité pendant quelques jours. Des complications plus rares existent et sont détaillées lors de l'entretien préalable.
Les injections ne sont pas réalisées en cas de grossesse ou d'allaitement, d'infection active sur la zone, de maladie auto-immune ou neuromusculaire évolutive, ni en cas d'allergie connue à l'un des composants. Les traitements en cours, anticoagulants notamment, sont systématiquement passés en revue.
La chirurgie maxillo-faciale est la spécialité chirurgicale de la face. Sa formation porte sur l'anatomie du visage dans son ensemble — os, muscles, nerfs, vascularisation — et sur sa reconstruction.
Pour un acte d'injection, cette formation a deux conséquences pratiques. Elle oriente le geste à partir de la structure sous-jacente plutôt que du seul pli visible. Et elle permet, lorsque l'injection n'est pas la bonne réponse à la demande, de le dire et d'exposer les alternatives, chirurgicales ou non.