Un tatouage se retire par étapes, jamais en une fois, et le résultat dépend d'éléments qui se constatent avant de commencer. Le Dr Alexandra Huart pratique le détatouage au laser à Horbourg-Wihr, aux portes de Colmar.
Le laser délivre des impulsions très brèves et très énergétiques, absorbées par les pigments de l'encre. Ceux-ci se fragmentent en particules assez petites pour être évacuées par l'organisme lui-même, au fil des semaines qui suivent chaque séance. Le laser ne retire donc pas l'encre : il la rend éliminable.
C'est ce mécanisme qui impose d'espacer les séances de plusieurs semaines, le temps que l'élimination se fasse.
Le nombre de séances varie selon la densité de l'encre, sa profondeur, ses couleurs, l'ancienneté du tatouage, sa localisation et le phototype. Un tatouage professionnel, dense et récent, demande davantage de séances qu'un tatouage ancien et clairsemé.
Les encres noires et foncées répondent le mieux. Les verts, les bleus clairs, les jaunes et certains rouges répondent moins bien, et une trace résiduelle est possible. L'estimation se fait en consultation, sur le tatouage réel : aucune promesse d'effacement complet ne peut être faite avant de l'avoir vu, ni parfois même après plusieurs séances.
Après chaque séance : rougeur, gonflement, blanchiment transitoire de la zone, parfois croûtes ou petites bulles. Les soins locaux et la protection solaire stricte de la zone sont indispensables jusqu'à cicatrisation complète, et entre les séances.
Sont recherchés en consultation : une peau bronzée ou récemment exposée, un traitement photosensibilisant, une lésion pigmentée située dans la zone du tatouage — qui doit être examinée avant tout traitement —, des antécédents de cicatrisation anormale, une grossesse, et un phototype orientant les réglages.