Le cabinet propose deux techniques d'épilation de longue durée, qui ne s'adressent pas aux mêmes poils : le laser, pour les poils pigmentés et les grandes surfaces, et l'électrolyse, poil par poil, pour ceux que le laser ne voit pas. Le Dr Alexandra Huart les pratique à son cabinet de Horbourg-Wihr, aux portes de Colmar.
Le laser émet une lumière absorbée par la mélanine, le pigment qui colore le poil. Cette énergie se transforme en chaleur et détruit les structures qui produisent le poil, à la racine.
Deux conséquences en découlent. La première : le laser ne traite que les poils pigmentés, car il lui faut une cible colorée. La seconde : il n'agit que sur les poils en phase de croissance, les seuls dont la racine soit encore reliée au follicule. Or, à un instant donné, tous les poils d'une zone ne sont pas dans cette phase — d'où la nécessité de séances espacées.
Les deux techniques sont complémentaires plutôt que concurrentes.
En pratique, l'électrolyse est souvent utilisée en complément du laser, sur le visage et le cou, pour les poils résiduels.
Plusieurs séances espacées de quelques semaines sont nécessaires, le nombre variant selon la zone, la densité et la nature du poil. Le protocole est annoncé en consultation, avant de commencer.
Un mot sur le vocabulaire : on parle couramment d'« épilation définitive ». Ce que ces techniques permettent d'attendre est une réduction durable de la pilosité, avec des séances d'entretien espacées dans le temps. C'est ce résultat-là qui est visé, et c'est celui qui est expliqué en consultation.
Les suites sont habituellement limitées à une rougeur et à un léger gonflement autour de chaque poil, qui s'estompent en quelques heures. La zone traitée ne doit pas être exposée au soleil, avant comme après.
Le traitement n'est pas réalisé sur une peau bronzée ou récemment exposée, en cas de traitement photosensibilisant en cours, ni sur une zone porteuse d'une lésion pigmentée non examinée. Les antécédents d'herpès sont pris en compte pour le visage, et la grossesse conduit à différer les séances. Le phototype oriente le choix des réglages et, dans certains cas, de la technique.
Depuis le décret du 24 mai 2024, l'épilation au laser à visée non thérapeutique n'est plus réservée aux médecins. Ce qui distingue un cabinet médical n'est donc pas le geste lui-même, mais ce qui le précède.
L'examen de la peau, d'abord : une zone à épiler comporte parfois des lésions pigmentées, qui doivent être identifiées avant d'être traitées. L'interrogatoire ensuite : lorsqu'une pilosité est apparue ou s'est modifiée récemment, en particulier chez la femme, elle peut être le signe d'un déséquilibre hormonal. Le laser retire alors le poil sans traiter ce qui le produit, et la pilosité revient. Chercher la cause fait partie de la consultation.